Un Bayashi au Japon


Depuis 2005 au Japon en tant qu'etudiant, boulanger, puis hotelier a
divers endroits. Decouvrez ma vie d'expatrie et le Japon qui m'amuse
et me fait reflechir. En photo autant que possible.

Hiroshima Weather Forecast, Japan
Recueil de 51 cart...
By Baillehache Pascal

08 octobre 2008

Breves ...

Avant de partir en France je suis alle change quelques yen en euro au cas ou mon cher banquier m'aurait fait une blague avec ma carte de credit francaise... Comme je suis pas du genre a courir pour savoir a quel endroit a quelle heure de quel jour j'optimiserai mon taux de change, je suis simplement alle a la poste centrale d'Osaka en sortant du boulot.
A l'entree, un employe m'accueille d'un mouvement de recul, en faisant de grands yeux, genuflexe, la main levee dans un simuli de geste protecteur : il a repere un gaijin en approche. De son anglais catastrophique je devine qu'il cherche a savoir la raison de ma visite. En regardant loin derriere lui de peur qu'il ne lise le desespoir dans mes yeux je lui repond que je peux parler japonais histoire de le decrisper. Le sourire qui eclate sur son visage est aussi deroutant que sa reaction initiale. On revient a nos moutons, d'abord remplir un petit formulaire nom/adresse/somme/devises, apres quoi il faudra se diriger vers un distibuteur de ticket de file d'attente qu'il me designe. Le petit formulaire est en evidence sur un guichet libre service a l'entree, avec tout les autres petits formulaires pour chaque situation. Merci j'avais bien vu tout seul et je m'y attendais un peu puisque c'est partout pareil. Supposons qu'il me l'a montre de peur que je ne puisse pas lire le panneau explicatif en japonais. Comme tout les Japonais qui passe la porte de cette poste... De-supposons. Je remplis donc le formulaire et me dirige vers les tickets pour la file d'attente, ou m'attend un autre employe. Celui-la m'a surement repere des mon entree et, averti par le comportement de son collegue, saute l'etape stupeur et tremblement. Il me demande le formulaire, constate une demande de conversion d'argent, appuie sur le gros bouton 'conversion d'argent', me rend le formulaire et le ticket en enoncant le numero ecrit dessus. Il semble que je suppose a tort qu'appuyer sur un bouton et prendre un ticket est a ma portee. Supposons qu'il me l'a fait de peur que je ne puisse pas lire l'etiquette du bouton en japonais. Comme tout les Japonais qui viennent chercher un ticket de file d'attente... De-supposons. Je m'assied et attend mon tour. Pas bien longtemps. Le guichetier prend mon formulaire, me fait confirmer ce qui est ecrit dessus, me montre le taux de change, s'enquiert de la facon dont il faudra traiter le reste en petite monnaie, reconfirme une deuxieme fois les informations et me renvoie m'asseoir. Pas bien longtemps, juste assez pour passer les instructions a une collegue de la deuxieme rangee de guichets juste derriere lui, et recuperer le resultat. Dans ce court laps de temps j'aurais constate que la borne des tickets de file d'attente s'est renforcee d'un deuxieme larron, revenu d'une pause toilette probablement. Il y en a donc maintenant un qui appuie sur le bouton de la borne, et un qui transmet le ticket qui sort de la borne. Il faut bien ca. Supposons que ... que ... euh non je vois pas. Ne supposons pas, tout simplement. Puis on me rappelle au guichet. Quoi, on ne me transporte pas en chaise a porteur sur les deux metres qui separent mon banc du guichet ? Faut vraiment tout faire soi-meme dans ce pays ! Limite fache, je repars avec mes euros flambants neuf, remercie par une courbette de la part des 5 employes qu'aura occupe cette grande affaire.

On lira aussi ici Thomas chez le coiffeur ou Monsieur Yoshida vu par Giyo chan sur son sympathique blog que je viens de decouvrir.

Posté par bayashi à 12:39 - Quotidien - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tags : , , ,

Commentaires

Poster un commentaire