Un Bayashi au Japon


Depuis 2005 au Japon en tant qu'etudiant, boulanger, puis hotelier a
divers endroits. Decouvrez ma vie d'expatrie et le Japon qui m'amuse
et me fait reflechir. En photo autant que possible.

Hiroshima Weather Forecast, Japan

30 janvier 2009

i ro ha ..

Pour numeroter les cles a l'hotel, on utilise les numeros de chambre tout betement bien sur, mais comme il y a plusieurs cles pour une meme chambre (pour les dortoirs en particulier) il faut un deuxieme niveau de numerotation. On pourrait penser a faire du 1.1, 1.2, 1.3, etc... et puis si on veut marquer un peu plus clairement la difference entre numero de chambre et numero de cle, 1.a, 1.b, 1.c, etc...A Hiroshima c'est ce qu'on faisait. Ici a Osaka, sous l'influence du chef 100% Japonais pur jus, c'est une autre solution qui s'est imposee ...
L'equivalent de notre alphabet de 26 lettres, ici c'est un syllabaire de 46 sons qui permet de transcrire nos paroles. En vrai c'est un peu plus complique vu qu'il y en a en fait deux plus les kanjis, mais on peux s'en passer pour comprendre ce qui suit. Comme l'alphabet il y a un ordre : a, b, c, .. devient a, i, u, e, o, ka, ... Si vous le voulez complet et dans l'ordre, relisez mes posts de calligraphie. C'est un ordre qui se represente facilement sous forme de tableau combinant d'un cote une voyelle (a i u e o) et de l'autre une consomme (k s t n h m y r w n), encore que les Japonais ne voit pas forcement ca de la meme facon comme je vous le racontais ici.
Meme si les petits Japonais les etudient dans cet ordre comme nous on recite l'abecedaire, ils utilisent aussi une petite comptine. Elle est constituee de toutes les syllabes utilisees une seule fois chacunes. Ca donne :

en hiragana,  

いろはにほへと ちりぬるを
わかよたれそ つねならむ

うゐのおくやま けふこえて

あさきゆめみし ゑひもせす

en kanji,

色は匂へど 散りぬる
我が世誰ぞ 常ならむ

有為の奥山 今日越え

浅き夢見じ 酔ひもせ

ce qui ce lit,

iroha nihohedo chirinuruwo
wagayo darezo tsunenaramu
uwinookuyama kefukoete
asakiyumemiji wehimosezu

ce qui signifie (traduction proposee sur Wikipedia),

Le plaisir est enivrant mais s'évanouit
Ici-bas, personne ne demeure.
Aujourd'hui franchissant les cimes de l'illusion,
Il n'est plus ni de rêves creux,
ni d'ivresse.

Le texte de l'iroha etant tres ancien on note la presence des hiragana desuets et , et l'absence de qui n'est apparu qu'a l'epoque d'Edo.

Quand il faut numeroter quelque chose, cet ordre vient facilement a l'esprit des Japonais.

Quelqu'un arriverait-il a fabriquer une phrase utilsant chaque lettre de l'alphabet une seule fois chacune ? ;-)

En savoir plus grace a Wikipedia.

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16 janvier 2009

Les petites pieces du Fushimi Inari

Trouve dans le canard local par Junko ... Dans quelques jours une equipe de banquiers se rendra au sanctuaire de Fushimi Inari a Kyoto. Pour prier les kamis de les sauver de la crise financiere peut etre, mais surtout pour une mission un peu speciale : compter toutes les pieces que les Japonais auront jetees dans les urnes en offrande aux Dieux lors de LA priere annuelle dans ce temple qui est l'un des plus courus de Kyoto. Et combien ca va leur prendre de compter ce que 2.770.000 visiteurs auront jete dans 50 urnes, c'est la que ca devient interressant ... a 8 ils en auront pour ... 5 jours !!!! L'article ne dit pas a combien s'elevera la recolte mais le monsieur tout le monde jetant une piece de 5 ou 10 yen lorsqu'il prie, on arrive a une borne (tres) inferieure de presque 21 million de yen !

Article a lire en re-regardant la photo de cette article. ;-)

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02 novembre 2008

Sou Sou

Avec l'arrivee du froid je devais abandonner mes 草履 (zouri, sandalettes de paille de riz) et revenir a quelque chose d'un peu plus couvert et chaud. Aller faire les magasins, horreur ! Epaule d'une Junko bienveillante je me dirige donc vers Teramachi, "centre-ville" de Kyoto. Dans une des toutes petites ruelles qui relient cette grande allee marchande couverte aux rues alentours, nous avons decouvert une merveille. Un magasin ou j'ai quasi instantanement envie de tout acheter c'est pas tout les jours que ca arrive !
Le magasin en question s'appelle SOU SOU, les japonophiles s'amuseront a lire l'origine du nom ici. C'est un magasin de vetements/chaussures/articles divers exploitant les textiles produits par le designer 脇阪克二 (Wakisaka Katsuji).

Les chaussures qui m'ont seduit cette fois ci, ce sont des 地下足袋 (jikatabi). Ce sont des chaussures creees a partir des 足袋 (tabi), des sortes de chaussettes en tissu epais avec pouces separes, portees avec des zouri et les vetements traditionnelles japonais. Uniquement faites de tissu elles ne permettaient pas de marcher en exterieur. Des versions en materiaux plus resistants et epais apparaissent ensuite pour transformer cette chaussette en chaussure, la jikatabi est nee. On l'appelle parfois la chaussure du ninja car rmeme renforcee elle ne restait qu'une enveloppe tres legere du pied, garantissant un sens du toucher tres fort avec le sol, le silence lors de la marche, de la force grace a la mobilite du pied, et des empreintes plus difficiles a interpreter. Aujourd'hui elle reste incontournable dans certaines professions telle que charpentier, ou jardinier. En echange d'une protection minime au choc et ecrasement, elle leur assure une agilite avantageuse. On peux d'ailleurs s'en acheter pour une somme derisoire dans les magasins specialises dans l'outillage. Au debut du XXe siecle, le fondateur japonais de Bridgetstone Shojiro Ishibashi invente et depose le brevet de la jikatabi moderne. Tissu epais et semelle de caoutchouc, elle garde de ses origines la separation du pouce avec les autres doigts, une plus grande legerete et souplesse qu'une chaussure, et son systeme de fermeture typique a l'arriere de la cheville. Couple aux tissus de Wakisaka Katsuji on obtient quelque chose de vraiment beau et agreable a porter. Des versions melangeant le style d'autres chaussures modernes apparaissent egalement, comme des 'jikatabi sneackers'. Les prix commencent vers 5000 yen pour ces versions 'ville' de la jikatabi.

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Modele a motif de grues volantes

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Fermoir a l'arriere, le long de la cheville, des clips en metal viennent se prendre dans des cordelettes cousues sur la face opposee. Invisible une fois ferme, facile a fermer et ouvrir et pourtant tient solidement quand on marche. La jikatabi traditionnelle montent le long du mollet. Celle ci s'arrete a la cheville comme une chausure classique.

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Semelle en caoutchouc souple avec pouce separe. Ca reste tres mince par rapport a une chaussure classique. Aussi ils vendent separement des semelles et des demi semelles (talonnette) a rajouter a l'interieur de la jikatabi pour plus de confort.

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Le systeme de fermeture et l'interieur en tissu brode (a l'effigie du symbole du magasin) permettent egalement d' "ouvrir" la jikatabi et de la porter comme un sabot. Toujours confortable, ca laisse circuler l'air quand il fait chaud et ca tient toujours parfaitement au pied grace a la separation du pouce.

Autre chose qui m'a particulerement amuse : en entrant dans le magasin je suis tombe nez a nez avec un logo que j'aurai cru tombe aux oubliettes pour toujours, celui du Coq Sportif. Sou Sou travaille en partenariat avec eux parait-il. J'avais un peu de mal a me souvenir ce qu'il faisait et il a fallu que je me rafraichisse la memoire avec Wikipedia, ou j'ai decouvert que la marque essaie de renaitre de ses cendres depuis l'annee derniere...

Coordonnees du magasin :

SOUSOU
11:00-20:00
075-212-8005
〒604-8042
京都市中京区新京極通四条上ル二筋目東入ル二軒目P-91ビル1F
Sur Google Map

Posté par bayashi à 12:39 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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